Politique et gestion communale

  • Service des travaux de Juprelle. Un barbecue au travail : 13 ouvrirers convoqués

    Ils ont empiété sur le temps de midi. Le collège de Juprelle va leur rappeler les règles à respecter

    Certains au sein du service des Travaux de Juprelle sont en train de regretter le petit barbecue qu’ils ont improvisé le 14 septembre dernier. Une petite entorse au règlement qui vaut à 13 d’entre eux d’être convoqués devant le collège communal.

    Le 14 septembre, c’était la canicule sur la région liégeoise. Le mot « barbecue » était sur toutes les lèvres. Même sur celles des ouvriers du service des Travaux de Juprelle qui, vu les grandes chaleurs, bénéficiaient alors d’un horaire adapté et terminaient donc leur journée à 14h. C’est dans cette ambiance un peu estivale que ces mêmes ouvriers ont décidé de postposer leur temps de midi d’une demi-heure afin d’organiser un petit barbecue entre 13 et 14h, rognant ainsi sur 30 minutes de travail…

    Une initiative qui, malheureusement pour eux, n’a pas échappé à leur hiérarchie. Qui n’était pas au courant de la tenue de cette petite sauterie pour laquelle aucune autorisation n’avait été demandée.

    De lourds nuages noirs ont donc rapidement terni cette belle journée ensoleillée. Et aujourd’hui, l’orage menace : 13 de ces ouvriers viennent en effet de recevoir une convocation pour être entendus la semaine prochaine par le collège communal. Ce qui fait craindre le pire à certains.

    La bourgmestre de Juprelle, Christine Servaes, tempère toutefois : « C’est une tempête dans un verre d’eau, on va les entendre et, si sanctions il y a, il s’agira de sanctions mineures. On ne va pas les virer pour ça. »

    Mais les élus juprellois n’applaudissent pas pour autant des deux mains cette initiative non-autorisée prise par les ouvriers du service des Travaux.

    « À partir du moment où ce rapport est arrivé sur la table du collège, on se devait d’entendre les personnes visées, continue Mme Servaes. C’est vrai que ce n’est que temps de midi qui a peu débordé, mais il a débordé sur du temps qu’ils devaient consacrer au service des citoyens. Et ça, on ne peut pas laisser passer. On a donc voulu marquer le coup. On va les entendre et leur rappeler les règles. Mais j’ai le sentiment qu’ils sont déjà bien conscients de l’erreur qu’ils ont commise. »

    Sauf rebondissement, le service des Travaux de Juprelle ne devrait donc pas être décimé suite à la convocation de ces 13 ouvriers la semaine prochaine. D’autant qu’aucun précédent de ce genre n’est jamais arrivé sur la table du collège communal auparavant. (Source La Meuse vendredi 21 octobre 2016)

  • Taxes en région liégeoise : Juprelle parmi les meilleurs élèves…

    logo juprelle, juprelle, blason juprelleLes communes les plus taxées ? Liège et Aywaille

    À côté, Juprelle et Blegny, meilleures élèves, font figure de petits paradis fiscaux.

    La route n’est pas si longue entre Rocourt (Liège) et Juprelle et pourtant, en quelques kilomètres à peine, on passe d’une commune où sévissent de fortes taxes à un quasi paradis fiscal... Mais quel est donc le problème de la première - et le secret de la seconde - pour afficher une différence de plus de 700 centimes additionnels au précompte immobilier? “ On est déjà descendu trois fois de 10 centimes (de 2900 à 2870, N.D.L.R.) ”, justifie l’échevin des Finances de Liège. “ Mais vu notre masse de contribuables, c’est chaque fois une perte de 250.000 euros...

    Chez nous, pas de dépenses de prestige. Pas de frais de restaurant, de gsm, ni de déplacements. 1 euro est 1 euro ”, se targue la bourgmestre de Juprelle. “ Nos dépenses sont passées au crible, je vais d’ailleurs encore le faire ce week-end ”. “ Stabilité, continuité et sérieux ”, ajoute son homologue de Blegny, Marc Bolland, où l’IPP affiche un fier 6,50 %. “ Nous dégageons chaque année un boni, notre taux d’endettement est le plus bas possible (7 %, NDLR) et nous investissons quand même ”.

    taxes juprelle.pngAlors, s’agirait-il simplement de bonne ou de mauvaise gouvernance? Non. C’est plus compliqué. Un précompte élevé comme à Liège est le lot de toute métropole. Elle doit en effet assurer des services non seulement plus lourds (police, plus grande précarité et donc davantage d’aide sociale), mais aussi pour des “ utilisateurs de la ville ” qui en profitent en y passant mais sans y habiter. “ On a des musées, l’Opéra, l’Orchestre... où ne viennent pas que des Liégeois ”, reprend l’échevin Schroyen. “ Autre exemple, notre enseignement secondaire et supérieur est plein d’étudiants non-liégeois. Tous ces coûts sont à charge de la Ville ”.

    C’est qu’il ne “ faut pas mettre les finances communales en péril ”, embraie Philippe Dodrimont, le mayeur d’Aywaille, qui affiche l’IPP le plus élevé (8,70 %). Et de rappeler qu’il “ n’y a pas de retour pour les communes sur l’IPP des sociétés ”. Fameux manque à gagner quand il y en a beaucoup d’installées sur une entité.

    Un IPP qui a grimpé jusqu’à 10 % en additionnels à Liège, provoquant un exode urbain. “ Mais ce n’est pas que ça: les gens voulaient aussi une quatre façades avec un jardin pour leurs enfants. Aujourd’hui, il y a un phénomène de retour en ville, notamment des plus âgés ”.

    Une “ illusion fiscale ”

    Mais sommes-nous sensibles, réellement, au montant de ces taxes additionnelles? “ C’est un décompte global. On ne sait pas exactement ce qu’on paie pour l’État et pour la commune sur notre feuille d’impôts. En plus, l’IPP est souvent retenu à la source, donc on ne se rend pas compte ”, tempère le Pr Bernard Jurion, de l’université de Liège. “ C’est ce qu’on appelle “ l’illusion fiscale ”. Par contre, les habitants savent très bien combien ils payent pour la taxe sur les poubelles car là, ils voient le montant clairement ”.

    Quatre communes liégeoises dépassent le montant maximum recommandé par la Région wallonne de 2600 centimes.

     (source La Meuse du 15/11/2012)