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  • 14 braquages de pharmacies dont une à Juprelle : libres!

    logo pharmacie-300x240.jpgCinq Ansois d’une vingtaine d’années ont été condamnés mercredi dernier pour les braquages de 14 pharmacies. Ceux qu’on avait surnommé le “ gang des pharmacies ” avaient sévi entre le 24 octobre 2011 et le 11 janvier 2012 et avaient commis leurs méfaits dans des officines de Blegny, Lixhe, Awans, Ans, Xhendremael, Horion-Hozémont, Visé, Juprelle, mais aussi à Tinlot, Stembert, Momalle, Faimes et Donceel.

    “ La nuit était tombée et nous étions, ma collègue et moi, dans la pièce réservée aux préparations ”, avait témoigné dans nos colonnes la pharmacienne de Juprelle peu après le braquage dont elle avait été victime. “ Nous avons entendu la porte qui s’ouvrait et nous nous sommes dirigées vers les clients pour les servir… ” Il ne s’agissait pas de clients mais bien de membres de ce gang, armés d’un couteau et d’un pistolet, qui se sont rués vers la caisse et en ont empoigné le contenu…

    Quatre mineurs avaient également été interceptés lorsque les hommes de la PJ de Liège et de la brigade locale de recherches d’Ans ont démantelé le gang. Deux de ces mineurs ont répondu de leurs actes devant le tribunal de la jeunesse, dont un qui était le seul de la bande à avoir participé à l’entièreté des braquages.

    Les jeunes majeurs ont quant à eux fait quelques mois de prison en préventive puis ont été libérés et ont comparu libres devant le tribunal correctionnel de Liège. L’un d’eux avait poursuivi ses études pendant son incarcération et a réussi son année alors qu’il venait de sortir de prison, tandis que les autres ont repris leurs études ou trouvé du travail.

    Un des braqueurs, qui avait menacé un pharmacien avec une hache, écope de 50 mois de prison mais bénéficie du sursis pour 4/5e de la peine. Deux autres ont été condamnés à 40 mois de prison avec sursis de 5 ans pour ¾ de la peine. Au vu de leur détention préventive, ils ne retourneront pas en prison. Mais ils doivent se tenir à carreau sous peine de voir tomber le sursis… Pour les deux majeurs restants, dont celui qui avait joué le rôle de chauffeur, le juge a estimé qu’ils avaient eu un rôle plus secondaire et ils auront à effectuer une peine de travail de 300 heures. S’ils ne l’accomplissent pas, elle sera remplacée par une peine de prison.

    (Source La Meuse Vendredi 23 novembre 2012)