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  • Taxes en région liégeoise : Juprelle parmi les meilleurs élèves…

    logo juprelle, juprelle, blason juprelleLes communes les plus taxées ? Liège et Aywaille

    À côté, Juprelle et Blegny, meilleures élèves, font figure de petits paradis fiscaux.

    La route n’est pas si longue entre Rocourt (Liège) et Juprelle et pourtant, en quelques kilomètres à peine, on passe d’une commune où sévissent de fortes taxes à un quasi paradis fiscal... Mais quel est donc le problème de la première - et le secret de la seconde - pour afficher une différence de plus de 700 centimes additionnels au précompte immobilier? “ On est déjà descendu trois fois de 10 centimes (de 2900 à 2870, N.D.L.R.) ”, justifie l’échevin des Finances de Liège. “ Mais vu notre masse de contribuables, c’est chaque fois une perte de 250.000 euros...

    Chez nous, pas de dépenses de prestige. Pas de frais de restaurant, de gsm, ni de déplacements. 1 euro est 1 euro ”, se targue la bourgmestre de Juprelle. “ Nos dépenses sont passées au crible, je vais d’ailleurs encore le faire ce week-end ”. “ Stabilité, continuité et sérieux ”, ajoute son homologue de Blegny, Marc Bolland, où l’IPP affiche un fier 6,50 %. “ Nous dégageons chaque année un boni, notre taux d’endettement est le plus bas possible (7 %, NDLR) et nous investissons quand même ”.

    taxes juprelle.pngAlors, s’agirait-il simplement de bonne ou de mauvaise gouvernance? Non. C’est plus compliqué. Un précompte élevé comme à Liège est le lot de toute métropole. Elle doit en effet assurer des services non seulement plus lourds (police, plus grande précarité et donc davantage d’aide sociale), mais aussi pour des “ utilisateurs de la ville ” qui en profitent en y passant mais sans y habiter. “ On a des musées, l’Opéra, l’Orchestre... où ne viennent pas que des Liégeois ”, reprend l’échevin Schroyen. “ Autre exemple, notre enseignement secondaire et supérieur est plein d’étudiants non-liégeois. Tous ces coûts sont à charge de la Ville ”.

    C’est qu’il ne “ faut pas mettre les finances communales en péril ”, embraie Philippe Dodrimont, le mayeur d’Aywaille, qui affiche l’IPP le plus élevé (8,70 %). Et de rappeler qu’il “ n’y a pas de retour pour les communes sur l’IPP des sociétés ”. Fameux manque à gagner quand il y en a beaucoup d’installées sur une entité.

    Un IPP qui a grimpé jusqu’à 10 % en additionnels à Liège, provoquant un exode urbain. “ Mais ce n’est pas que ça: les gens voulaient aussi une quatre façades avec un jardin pour leurs enfants. Aujourd’hui, il y a un phénomène de retour en ville, notamment des plus âgés ”.

    Une “ illusion fiscale ”

    Mais sommes-nous sensibles, réellement, au montant de ces taxes additionnelles? “ C’est un décompte global. On ne sait pas exactement ce qu’on paie pour l’État et pour la commune sur notre feuille d’impôts. En plus, l’IPP est souvent retenu à la source, donc on ne se rend pas compte ”, tempère le Pr Bernard Jurion, de l’université de Liège. “ C’est ce qu’on appelle “ l’illusion fiscale ”. Par contre, les habitants savent très bien combien ils payent pour la taxe sur les poubelles car là, ils voient le montant clairement ”.

    Quatre communes liégeoises dépassent le montant maximum recommandé par la Région wallonne de 2600 centimes.

     (source La Meuse du 15/11/2012)